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Après plus d’un an de crise, quel avenir pour le mapping ?

Entre reports et annulations, l’activité tourne au ralenti. Le second semestre 2021 sera déterminant pour l’avenir de ce secteur à la croisée des chemins.

Publié le 14/07/2021

 

Comme tout l’événementiel, les professionnels du mapping et du light show sont durement affectés par la crise sanitaire. Dans un tel contexte, faut-il se réinventer ou rester optimiste dans l’attente de jours meilleurs ?

« Mars 2020, ce fut un coup de massue ! Tout à coup, je n’ai plus eu de travail. » Révélé lors de la Fête des Lumières 2016 pour son projet « Evolutions », Yann Nguema était depuis demandé dans le monde entier, notamment les festivals d’arts numériques d’Asie et du Moyen-Orient. L’ancien musicien, qui développe son propre logiciel de mapping et travaille chaque projet comme « une œuvre unique », préparait même une exposition. Le Covid l’a coupé en plein décollage.

« En principe, mon rythme idéal, c’est un projet tous les trois mois. Or, le dernier date de décembre 2019 ! ». De quoi lui susciter une grande « frustration », alors qu’il était attendu en Asie, aux États-Unis… « Tout a été annulé, car impossible de voyager. J’ai deux projets finis, mais je ne peux pas les présenter ou communiquer dessus… Je ne sais pas même s’ils seront diffusés. C’est rageant ! »

Mais il n’en veut pas aux organisateurs car « pour eux aussi, c’est une année de perdue. Les grands mappings qui réunissent 10 000 personnes collées sur une place, ce n’est pas trop compatible avec le Covid… ».

Son producteur en 2016, Sébastien Salvagnac, fondateur de La Maison Production, partage la même résignation : « Notre CA a été divisé par quatre ! Par chance, on n’a pas eu trop d’annulations, mais plutôt des reports. » Jean-Luc Hervé, fondateur du collectif créatif Les Orpailleurs de Lumière, évoque de son côté « plusieurs annulations importantes. L’activité a été divisée par trois. Tout est au ralenti tant qu’on ne peut rassembler un public large. » Une situation qui touche tout l’événementiel : Videlio Events évoque une baisse de 50 % en 2020, quand le S Group, spécialisé dans le live mais proposant aussi du mapping, a vu son CA fondre de 70 %, selon son gérant Alexandre Coulet : « On peut parler d’une année blanche ou noire, c’est comme vous préférez… ».

Les fournisseurs sont aussi affectés. Selon Epson, le marché des vidéoprojecteurs connaît une décroissance de 38 %. Jean-Luc Hervé, des Orpailleurs, interpelle sur la situation des revendeurs et loueurs qui « morflent vraiment, bien plus que nous ». Le marché des Media Server est aussi en baisse, confirme Yan Kaimakis, sales area manager chez Modulo Pi : « Comme tout a dû s’arrêter, les gens n’allaient pas investir… ». Cet ancien « mappeur » comprend les difficultés du secteur. « Dans l’événementiel, beaucoup travaillent à flux tendus, avec des marges serrées. Dès qu’il y a un grain de sable, c’est la catastrophe. Quand on voit que le Cirque du Soleil a failli couler… »

Le fonds de solidarité Covid limite la casse. « Heureusement, on a des aides », lance Nathanaëlle Picot, présidente de l’agence créative Pixel N’Pepper. « Quelques entreprises ont tiré le rideau, mais on a beaucoup de soutien de l’État », salue Sébastien Salvagnac de la Maison Production. Même si cela ne compensera pas l’activité perdue. « C’est une chance, car cela permet de vivre », note Yann Nguema. « Mais on ne pourra continuer ainsi plus d’un an. » D’autant que tout le secteur n’a pas le droit aux aides. « Seuls les producteurs, créatifs et artistes sont concernés », explique Alexandre Coulet. Les techniciens, fournisseurs, doivent se contenter de prêts et reports de charges. « Toute la chaîne de valeur en dessous est un peu oubliée », regrette-t-il.

 

Créer et s’exporter

Passé le choc, que faire quand tout s’arrête ? Chacun s’efforce de s’adapter. Pour les petites structures, l’urgence est moindre. « Comme je limite les projets, j’avais fait le choix d’être free-lance, sans charges de société, sans bureau, ni personnel », souffle Yann Nguema. « Du coup, mon inquiétude est moindre. Je n’ai pas le stress de gérer une équipe. » Il a utilisé la période pour se recentrer. « J’ai continué à développer les outils de mon logiciel. J’ai aussi fait des recherches, écrit de nouveaux projets. »

S’adapter, pour Sébastien Salvagnac, c’est aussi « travailler sur de nouvelles images. On ne peut rien mettre en place, mais on peut créer pour l’avenir ». Le fondateur de la Maison Production, qui prépare « une appli de réalité augmentée », a mis également ce temps à profit pour développer l’international. « Tous les pays ne sont pas touchés de la même façon par la crise. »

Pour des partenaires coréens, « pays un peu épargné », il travaille sur des concepts, comme l’aménagement lumière d’un parc, de la muséographie… « Un opéra nous a aussi demandé des images. Car là-bas, ils jouent ! ».

Dans le même esprit, Yann Nguema a profité du confinement pour « développer un peu de visibilité sur les réseaux chinois. J’ai eu beaucoup de vues, de contacts. » Son travail a plu : sans y avoir mis un pied, il a obtenu un prix et même une commande ! « Je ne pourrai pas calibrer sur place… Cela fait un peu peur de travailler en aveugle, mais je n’ai pas le choix. »

Alexandre Coulet appelle à une approche collective à l’international : « Il y a des pays qui bougent, comme les États-Unis ou Dubaï. Dans cette période, il faut que l’on chasse en meute. Le savoir-faire français est très réputé. Il y a des opportunités. »

 

Passer entre les gouttes

Depuis mars 2020, certains événements ont été maintenus, au gré des villes et des périodes. Le plus gros succès a été « Hélios », l’été dernier en Avignon, l’un des seuls festivals du genre maintenu en 2020 : plus de 300 000 visiteurs sur un mois, soit trois fois plus qu’en 2019 ! « “Hélios” nous a permis de travailler », confie Jean-Luc Hervé des Orpailleurs de Lumière. Son collectif a pu également avancer sur un mapping pérenne, sur le point d’être dévoilé à Fort l’Écluse.

Certains ont surfé sur des contrats signés avant la crise. La Maison Production a présenté un projet à Bandol ainsi qu’un spectacle à Villejuif avec Muriel Brisac. Videlio avait, de son côté, obtenu un marché de la Région Auvergne-Rhône-Alpes pour des mappings dans plusieurs villes. « Quand le confinement a démarré, notre division Events s’est posé la question pour l’été 2020 », raconte Stéphane Feuillet, directeur de Vidélio Scénotechnique. « Mais les sept mappings prévus ont été maintenus avec toutes les précautions sanitaires. » Même l’hiver dernier, deux dates sur sept ont été sauvées. « On ne va pas se plaindre : on a quand même bien travaillé en 2020. » Pour le moment, les sept mappings de cet été ne sont pas remis en cause.

Pixel N’Pepper aussi a vu son gros événement international maintenu. « On a fait le lancement d’une montre Audemars Piguet en simultané sur le Burj Khalifa de Dubaï et à Chengdu », se satisfait Nathanëlle Picot. Et ceci, sans s’y déplacer ! « Travailler en distanciel, ce n’est pas souhaitable, mais on n’avait pas trop le choix. On projetait sur des écrans Led, donc il n’y avait pas besoin de calage. On a juste envoyé les fichiers et ils se sont débrouillés ! ».

 

Innover

Réalité augmentée, streaming… Face aux contraintes, les professionnels explorent tous les moyens pour toucher le public. S Group a ainsi testé quelques live stream, comme David Guetta au Louvre en décembre. « Cela fait un peu d’activité, mais cela n’a rien à voir côté moyens et budget », estime Alexandre Coulet. Timothé Toury, fondateur de l’agence du même nom, se penche sur le mapping par streaming. Il y voit une solution pour éviter l’annulation des marchés publics déjà reportés car « le code interdit un second report. »

Or, beaucoup de projets suspendus en 2020 sont encore sur la sellette. « Le streaming peut permettre de maintenir des événements. Sinon, il faudra annuler et verser des indemnités aux prestataires. » Mais le concept peine à convaincre : la ville de Montpellier, qui devait proposer en avril une soirée de projections filmées par drones et retransmises sur Internet, avec le soutien d’Epson, a finalement décalé l’opération à l’automne. La commune de Sorgues a également préféré annuler son marché d’illuminations l’hiver dernier et verser les indemnités aux Orpailleurs de Lumière.

Epson multiplie les initiatives pour soutenir la filière. La marque a par exemple offert un projecteur aux « Fantômes », projet où le public se prenait en photo avant de découvrir leurs silhouettes projetées aux murs. « Désormais, ils proposent aux gens d’envoyer leurs photos pour créer les “Fantômes” et les voir projetés à distance », explique Philippe Besson, sales manager pro display chez Epson. La marque de projecteurs s’est aussi engagée aux côtés de Timothé Toury et BS Technology pour créer deux nouvelles offres « adaptées à la situation ». « L’objectif est de démocratiser le mapping pour relancer le secteur », annonce Philippe Besson.

 

Se réinventer

L’événementiel en berne, d’autres activités constituent des relais de croissance. Notamment l’intégration et la scénographie. Pixel N’Pepper a eu le nez creux en pivotant vers ce marché il y a deux ans. « On ne s’est pas arrêté de travailler », reconnaît Nathanaëlle Picot. Lors du premier confinement, l’équipe installait une salle immersive à Nausicaà, l’immense aquarium de Boulogne-sur-Mer. Un projet à vingt-deux VP Epson et seize projecteurs lumière diffusant sur les murs et le sol une scénographie autour du changement climatique. « Comme c’était un investissement lourd, ce fut le seul projet du site non remis en cause. Cela nous a occupés pendant presque un an. »

Depuis, le studio a basculé sur une installation au Maroc. « Cette activité offre une visibilité à long terme. C’est la première fois que ça nous arrive en vingt-cinq ans. C’est étrange, mais ça fait du bien ! ». De quoi la convaincre d’abandonner définitivement les fêtes des Lumières ! « Les installations fixes, la muséo, cela nous correspond plus. »

Vidélio a aussi eu l’art du timing : sa division scénotechnique, créée juste avant la crise sanitaire, est en pleine croissance ! « Le carnet de commandes est constant », se satisfait Stéphane Feuillet qui dirige l’équipe. Avec de nouveaux contrats signés : écrans géants du stade de France, Smac de Vauréal, conservatoire de Pantin, Arena de Narbonne… « Le secteur de l’intégration continue à bien marcher », confirme Alexandre Coulet de S Group. « Comme les salles et stades sont à l’arrêt, ils en profitent pour faire des travaux. »

Son entreprise a pu rénover les salons de Bercy et plusieurs théâtres. Désormais, il compte se tourner vers « la scéno et la muséo, car ce sont des marchés porteurs ». Sébastien Salvagnac compte en faire de même. Mais Philippe Besson d’Epson prévient : le marché n’est pas aussi simple d’accès parce que « beaucoup de studios d’événementiel se tournent vers cette activité. Mais le souci, c’est qu’ils ne sont pas reconnus comme intégrateurs. »

En l’absence de mapping, Timothé Toury s’est lui tourné vers la conception lumière : « C’est grâce à cet axe que j’ai pu rebondir ! ». Il a multiplié les projets urbains, notamment une mise en lumière pérenne de la mairie du 15e à Paris mais aussi l’éclairage d’hôtels ou de restaurants (Le Murat, à Paris). « Tout cela me permet d’équilibrer les chiffres. En 2020, mon CA a baissé. Mais avec ces projets, il a doublé sur début 2021 par rapport à 2019. »

Yan Kaimakis de Modulo Pi identifie une autre opportunité : les studios virtuels. « À Paris, des boîtes comme Mvision ou Magnum se sont équipées. Beaucoup de studios se sont créés, car les besoins sont réels. Cela peut vraiment rebooster le milieu ! ». Les créatifs peuvent concevoir les décors virtuels habillant les écrans et fonds verts.

« De mappeurs, ils deviennent habilleurs de studios », confirme Stéphane Feuillet, alors que Videlio a créé son propre studio. Pour les décors, l’entreprise travaille justement avec des spécialistes du mapping. Et Stéphane Feuillet l’assure : « Cet espace est très utilisé ! Des agences le louent en permanence, toutes les semaines. Les entreprises ont besoin de nouvelles formes de rencontres, de convention à distance. »

Pour simplifier les choses, Modulo Pi a intégré à sa solution Kinetic un module studio virtuel. « On rend le studio abordable pour des gens spécialisés en mapping ou studio classique », détaille Yan Kaimakis. Néanmoins, si Pixel N’Pepper envisage de se pencher sur le sujet, d’autres structures sont moins convaincues. « Ce n’est pas notre direction », tranche Sébastien Salvagnac. « Nous restons attachés au spectacle vivant. Créer des décors virtuels, ce n’est pas la même chose. » Il a conscience de se « couper de quelque chose. Mais nos décors, on met quatre ou six mois pour les réaliser. On préfère les projeter pour mettre en valeur un patrimoine réel. »

Un discours d’artiste que ne reniera pas Yann NGuema. Pour se réinventer, celui-ci réfléchit plutôt à de « nouvelles formes d’expression artistique ». Pour aller plus en profondeur dans « la palette des émotions », il s’éloigne un peu des mappings, et écrit des œuvres destinées à être exposées. « C’est plus compatible avec la situation actuelle. Les musées et lieux d’expo pourront reprendre plus vite que les projections. »

 

Croiser les doigts

Depuis fin avril, l’étau semble se desserrer, avec de nouvelles perspectives pour l’été. Mais les professionnels restent sur leurs gardes. « À chaque fois qu’on a eu une éclaircie, un nuage est arrivé ensuite », résume Sébastien Salvagnac.

La Maison Production a plusieurs marchés à Sens, Enghien-les-Bains… Mais attend de voir pour la suite car un retour rapide à la normale semble illusoire. « On n’est pas près de retrouver la Fête des Lumières, des événements réunissant des centaines de milliers de personnes », pointe Jean-Luc Hervé. « C’est complexe de se dire qu’ils pourraient avoir lieu d’ici six mois », argue Timothé Toury. « D’autant que les nouveaux maires écologistes ne sont pas fans de la dimension consommation d’énergie. » Il imagine donc encore « quelques mois difficiles » avant un redémarrage sous une nouvelle forme.

« Dans un premier temps, on verra sans doute moins de statique, de projections sur un monument. Ce sera de la déambulation, des mises en valeur de rues entières. Les gens circuleront pour vivre une expérience. » Stéphane Feuillet imagine la même chose : « On verra des choses peut-être plus interactives, des parcours dans la ville, plutôt que du statique. » Jean-Luc Hervé suggère de l’organiser sur des « périodes plus étalées, comme “Helios” à Avignon. Car cela fait moins de monde pour chaque soirée. »

Les prochains mois seront déterminants. « Les aides de l’État s’arrêteront bientôt », anticipe Sébastien Salvagnac. « À partir de là, il faut que l’activité reprenne en septembre. Déjà, il faudra un an ou deux pour que le marché reprenne vraiment. »

Par contre, tous se l’accordent : si à la rentrée, la crise n’est pas réglée, beaucoup arrêteront ou abandonneront l’événementiel. « Si ça ne repart pas en septembre, on ne reprendra pas pendant trois ou cinq ans », prédit Sébastien Salvagnac. « Il faudra alors tout changer car cela voudra aussi dire que salles et musées ne reprennent pas non plus. »

Le S Group, qui a tiré un trait sur 2021, compte sur une reprise en 2022. Mais Alexandre Coulet est circonspect : « Si, comme le suggère le conseil scientifique, le virus repart en septembre comme l’an dernier, il faudra prendre des décisions. Il n’y aurait aucun intérêt à continuer avec un mur de dettes. On fait tout pour protéger l’emploi, le reste dépendra du virus. »

Mais l’espoir n’a pas disparu. « Quand la culture repartira, les gens auront envie de consommer des musées, des événements… », espère Timothé Toury. « Le public voudra vivre et rattraper le temps perdu. On peut connaître un vrai redémarrage ! » Jean-Luc Hervé veut aussi y croire : « Les mairies ont vraiment envie que ça reparte. Quand il y aura un relâchement, elles vont mettre les bouchées doubles. On aura des événements un peu partout. »

Chez Epson, un cap est fixé : une reprise au printemps 2022. « Tout le monde a envie que ça reparte », juge Philippe Besson. « La pente est plutôt positive. » Thierry Bagnaschino, directeur marketing de la marque, le certifie, étude à l’appui : « L’appétence des gens à retrouver des événements physiques est loin d’être retombée ».

Nathanaëlle Picot a la même conviction : « Le monde du spectacle a besoin de public. Dès que l’on pourra voir l’artiste en vrai, les gens ne se poseront pas la question. » Elle se pose la question d’une digitalisation totale : « Les nouveaux modèles, concerts et spectacles digitaux perdureront, mais cela ne sauvera pas la filière. On va plutôt se reposer la question de nos activités. Restera ce qui est essentiel. » « Un monde hybride entre virtuel et réel, notamment dans le monde de l’entreprise », anticipe Yan Kaimakis.

Mais malgré la crise, l’ère du 100 % digital ne semble pas pour demain. « Cela repartira dans le réel », veut croire Sébastien Salvagnac. « On n’est pas prêt pour la virtualité totale. Pas avant dix ou vingt ans. Les choses ne changeront pas aussi brutalement. On va revenir au mapping avec le goût d’avant. Sinon, cela voudrait dire que le monde aura beaucoup changé, bien au-delà de nos métiers. »

 

Extrait du dossier paru pour la première fois dans Sonovision #23, p. 54-60. Abonnez-vous à Sonovision (4 numéros/an + 1 Hors-Série) pour accéder à nos articles dans leur totalité dès la sortie du magazine.

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