Marché de la conception-réalisation, la vision de Mazedia

    Vincent Roirand, fondateur de l’agence digitale Mazedia, revient ici sur les avantages et limitations du marché conception-réalisation.

    Publié le 12/07/2020

     

    Basée à Saint-Herblain, Mazedia est un partenaire de premier plan dans les scénographies multimédia, œuvrant notamment pour le musée des Beaux-Arts de Dijon.

     

    Sonovision : Comment une agence digitale telle que la vôtre aborde-t-elle le marché conception-réalisation ?

    Vincent Roirand : Ce type de marché possède de nombreux points très positifs. Entre autres, il implique un rapprochement et un transfert de savoir-faire entre l’agence de scénographie et l’entreprise multimédia. Nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres. L’objectif est donc que ce marché se développe. Mais s’il devient la norme, cela pourrait devenir problématique. Nous en sommes toutefois très loin.

     

    Les limitations ?

    Elles résident dans la nature même de la structure des marchés de scénographie : les prestataires (multimédia, etc.) sont beaucoup moins nombreux que les agences de scénographie. Comment le marché va-t-il alors s’organiser dans la mesure où nous ne pouvons pas concourir dans plusieurs équipes à la fois ? Il y a un risque d’essaimage de petites sociétés qui vont se spécialiser alors que le marché a plutôt besoin d’une consolidation et que les entreprises acquièrent une taille critique afin d’accéder à des appels d’offre plus importants. Pour les projets de taille modeste toutefois, le marché conception-réalisation reste très souhaitable.

     

    Dans certains pays anglo-saxons comme les USA, l’entreprise multimédia se charge souvent à la fois de la conception et de la production. La France constitue-t-elle une exception ?

    Certainement ! Je suis sidéré par notre capacité à vivre dans un espace clos à la différence d’autres pays européens. Peu de Français travaillent à l’étranger et peu d’étrangers arrivent à pénétrer en France. Mais le jour où cela va bouger, cela risque d’aller assez vite comme en architecture. Il y a vingt ans, le milieu était très franco-français. Aujourd’hui, les Français ouvrent des agences à l’étranger, et inversement.

     

    Extrait de l’article paru pour la première fois dans Sonovision #19, p. 82-88. Abonnez-vous à Sonovision (4 numéros/an + 1 Hors-Série) pour accéder à nos articles dans leur totalité dès la sortie du magazine.

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